Articles

En Wallonie, 40 panneaux CIPAN installés aux bords de nos routes

30 Oct,2019 | Agriculture

PROTECT’eau démarre sa campagne de sensibilisation sur les cultures intermédiaires pièges à nitrate (CIPAN).

source : Protect’eau

C’est au moment où fleurissent les champs de moutardes, phacélies et tournesols, que les panneaux de PROTECT’eau apparaissent en bordure de champs.
Pourquoi attirer l’attention sur ces cultures ? En plus d’embellir le paysage, ces cultures semées par les agriculteurs sont précieuses pour préserver la qualité de l’eau !

Ce sont des Cultures Pièges à Nitrate, qu’on nomme « culture CIPAN ». Comme son nom l’indique, cette dernière piège le nitrate avant qu’il ne soit lessivé par la pluie et finisse sa course dans les nappes phréatiques.

Comment ça marche ?

Il faut savoir qu’après la récolte de la céréale, il reste dans le sol une certaine quantité de nitrate. En hiver, si le sol reste nu, les pluies qui alimentent les nappes d’eau souterraines entraînent avec elles, une partie de ce nitrate. Le rôle des cultures intermédiaires pièges à nitrate est non seulement d’empêcher le nitrate d’atteindre les eaux souterraines mais aussi de le rendre disponible pour la culture suivante. L’agriculteur peut donc réduire la quantité d’engrais minéraux nécessaire pour couvrir les besoins de la culture. C’est ce qu’on appelle l’effet « engrais vert ». Ce recyclage de matières fertilisantes représente un vrai gain environnemental et économique.

Obligatoire en zone vulnérable

Aujourd’hui, les cultures pièges à nitrate sont devenues une pratique obligatoire sur 90 % des parcelles situées en zone vulnérable (cette dernière représente aujourd’hui 57 % du territoire wallon). Les agriculteurs peuvent d’ailleurs faire directement appel à l’asbl PROTECT’eau pour les aider dans le choix de ces couverts qui sont semés avant la fin de l’été.

Les avantages pour l’agriculteur et pour l’environnement

En plus de participer à l’amélioration de la qualité de l’eau, les cultures CIPAN possèdent de nombreux avantages agronomiques comme l’amélioration de la structure du sol et l’entretien du taux d’humus. Elles limitent les phénomènes d’érosion, luttent contre le salissement des terres et constituent également une source de fourrage pour le bétail. Elles peuvent également jouer le rôle de refuge et de garde-manger pour la petite faune.

Des panneaux en bord de route

Au total, quarante panneaux sont installés le long de nos routes. Ces derniers sont ajourés pour offrir la possibilité de voir les cultures intermédiaires « en vrai ».
Quand vous circulerez dans les campagnes, vous les apercevrez sans doute. Ils restent visibles jusqu’au 15 novembre sur l’ensemble de la Région wallonne. Et n’oublions pas qu’au-delà du travail réalisé par les agriculteurs, la préservation de la qualité de l’eau est la responsabilité de chacun !

Plus d’informations sur www.protecteau.be en suivant l’onglet azote – grand public.

 

pulvinar eleifend quis, tempus libero. consectetur